Va vite, leger peigneur de cometes ! Les herbes au vent seront tes cheveux ; De ton oeil beant jailliront les feux Follets, prisonniers dans les pauvres tetes...
Les fleurs de tombeau qu'on nomme Amourettes Foisonneront plein ton rire terreux... Et les myosotis, ces fleurs d'oubliettes...
Ne fais pas le lourd : cercueils de poetes Pour les croque-morts sont de simples jeux, Boites a violon qui sonnent le creux... Ils te croiront mort ― Les bourgeois sont betes ― Va vite, leger peigneur de cometes !